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CompÉtences
et formation
Imprimé
Les entrepreneurs ont indiqué que les compétences
des calorifugeurs sont en moyenne satisfaisantes, bien que certaines
d'entre elles aient été cotées comme étant
un peu moins que satisfaisantes. Il existe une corrélation
significative entre le pourcentage des calorifugeurs qui ont terminé une
formation théorique dans un secteur donné et les
cotes de satisfaction des entrepreneurs. Il existe aussi une relation
claire entre le fait d'avoir été complètement
formé dans un secteur donné et l'obtention de travail
dans ce secteur. En ce qui concerne les 11 compétences identifiées
dans le secteur industriel du calorifugeage, moins de 20 % du groupe
des répondants avaient suivi une formation théorique
dans tous ces 11 secteurs. Environ un cinquième du groupe
des répondants n'avaient suivi aucune formation théorique
dans aucun des 11 secteurs de compétence. Les résultats
se sont révélés semblables pour les travaux
commerciaux et maritimes.
La santé et la sécurité constituent
un aspect important du travail de calorifugeur. Celui-ci travaille
souvent
avec des matériaux dangereux et dans des conditions dangereuses,
par exemple sous des températures extrêmes et dans
des espaces clos. Bien que la formation en santé et sécurité semble être
offerte sur les chantiers et durant l'apprentissage, certains calorifugeurs
n'ont pas de certification dans des domaines tels que le SIMDUT
et l'amiante. En fait, un grand nombre d'entre eux ont indiqué qu'ils
avaient besoin de plus de formation en santé et sécurité.
Le
problème le plus grave en ce qui concerne les obstacles à la
formation est le manque de disponibilité des programmes.
Il existe partout à travers le pays. Terre-Neuve et le Labrador,
la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard,
le Manitoba et l'Ontario n'ont pas de programmes d'apprentissage
reconnus. L'Ontario offre un programme d'apprentissage par le biais
du syndicat, mais le gouvernement provincial ne le reconnaît
pas officiellement. Dans certains territoires et provinces qui
n'ont pas de programme d'apprentissage, la recherche a permis de
conclure qu'il y avait très peu d'activités de formation.
Dans les endroits où il y a des initiatives d'apprentissage,
on a constaté des différences dans la durée,
le contenu de la formation, les ratios et d'autres aspects du programme
parmi les provinces et territoires.
Il a été demandé aux
calorifugeurs et aux entrepreneurs d'évaluer sur une échelle
de 5 points leur degré de satisfaction à l'égard
du système
d'apprentissage. La cote moyenne de satisfaction des calorifugeurs à l'égard
du système d'apprentissage a été de 3,5, tandis
que celle des entrepreneurs a été de 2,6. Presque
la moitié des entrepreneurs ont indiqué que celui-ci était
moins que satisfaisant. Les évaluations des calorifugeurs
ont varié à travers le pays. Les raisons données
pour justifier ces mauvais résultats du système d'apprentissage
sont qu'il est incomplet, pas à jour, coûteux, qu'il
demande trop de temps et que la formation en milieu de travail
est médiocre.
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