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Imprimé
Le secret
le mieux gardÉ en matiÈre d’efficacitÉ ÉnergÉtique
La National Insulation
Association affirme que l’isolation mécanique permet
d’épargner
Bien que la reprise économique reste modérée
aux États-Unis en dépit des nouvelles économiques
relativement positives pour les premiers mois de 2010, le prix des
produits de base a rebondi de façon significative. Le prix
du pétrole et du gaz naturel industriel est substantiellement
plus élevé que son plus bas niveau de 2009. Le coût élevé de
l’énergie pourrait miner la reprise à long terme,
plus particulièrement pour les fabricants, qui sont déjà affaiblis
par la récession. Face à l’incertitude concernant
le prix de l’énergie pour l’avenir prévisible,
les fabricants et les gestionnaires d’énergie disposent
de certaines options pour réduire l’instabilité du
prix de leur alimentation en énergie. Leur situation ne leur
permet peut-être pas d’investir dans un projet d’immobilisation
qui accaparerait des ressources trop rares dans ce climat économique
peu favorable. Il leur faut peut-être aussi des solutions
qui produisent un bénéfice à court terme. L’isolation
mécanique, souvent négligée, est l’une
de ces options stratégiques en matière d’efficacité énergétique.
Chez les gestionnaires d’énergie de
l’industrie et les directeurs d’usine, l’isolation
mécanique ne suscite sans doute pas le même enthousiasme
que d’autres systèmes industriels à jauges ou à appareils électroniques
de contrôle. Par contre, les avantages de l’isolation
mécanique sont difficiles à ignorer. D’abord,
elle a d’innombrables applications dans le commerce et l’industrie.
On peut s’en servir pour recouvrir des cuves, des canalisations,
des chaudières et des tuyaux, et ce, dans de nombreuses industries.
Ces systèmes s’adaptent à la chaleur ou au froid
et peuvent constituer une protection thermique, personnelle et acoustique.
Si la polyvalence de l’isolation mécanique
ne parvient pas à éveiller l’intérêt,
il faut alors considérer son incidence sur le budget annuel
d'exploitation. Souvent, les systèmes d’isolation mécanique
ont un délai de récupération de 12 mois ou
moins, ce qui signifie qu’ils se remboursent en un an. Récemment,
la National Insulation Association (NIA) et l’Industrial Technologies
Program (ITP) du département de l’Énergie des États-Unis,
deux partenaires de longue date, ont collaboré à l’étude
des vérifications de consommation d’énergie
du programme Save Energy Now afin d’en tirer de l’information
pour contextualiser les avantages de l’isolation mécanique.
Au total, l’ITP et la NIA ont analysé plus de 700 évaluations
de Save Energy Now effectuées depuis 2006. Même
si les vérifications concernaient uniquement l’utilisation
d’isolation mécanique dans les systèmes à vapeur
et de production de chaleur industrielle et qu’elles ne tenaient
pas compte de toutes ses utilisations potentielles dans les usines à l’étude,
les épargnes constatées étaient importantes.
Dans ces usines, petites, moyennes ou grandes, le délai de
récupération de l’installation d’isolation
mécanique était d’environ neuf à douze
mois. De toute évidence, ce type de système permet
de grandes économies d’énergie, et son utilisation à plus
vaste échelle en assurerait encore plus, surtout quand on
tient compte de ses possibilités dans le marché commercial.
Les systèmes d’isolation mécanique
comptent parmi les rares produits fabriqués qui économisent
plus d’énergie qu’il en faut pour les produire.
La NIA estime que sur une durée de vie de 20 ans, un système
d’isolation mécanique permet d’économiser
de 140 à 500 fois la quantité d’énergie
qui sert à le fabriquer.
Malgré la croyance que l’isolation
mécanique n’est pas un sujet « emballant »,
la première vice-présidente et directrice générale
de la NIA, Michele Jones, a récemment déclaré : « Il
est essentiel que nous changions notre façon de penser à l’isolation
mécanique et à la valeur qu’elle peut représenter. » Au
moment de la construction de nouvelles installations, il peut s’avérer
imprudent d’envisager l’isolation mécanique uniquement
dans une optique de rentabilité, étant donné l’augmentation
substantielle du coût de l’énergie au cours des
dix à vingt dernières années. Les hypothèses
originales en matière de coûts peuvent changer avec
l’augmentation des prix. De plus, l’analyse des coûts,
pour l’isolation mécanique, « signifie presque
toujours des compromis sur l’épaisseur de l’isolant,
l’utilisation d’un système ou de matériaux
de rechange moins chers, et parfois l’élimination de
l’isolation. » Le problème, c’est que s’il
y a moins d’isolant, « l’équipement doit
fonctionner à plus fort régime, ce qui augmente les
frais d’exploitation » et diminue la durée de
vie utile de l’équipement. On peut finir par payer
plus pour éviter d’investir au départ. On pense
habituellement à l’isolation comme à une dépense.
Les gestionnaires devraient plutôt l’envisager comme
un investissement qui se rentabilise souvent en moins d’un
an.
Heureusement, il existe des ressources pour aider
les administrateurs d'installations à prendre une sage décision
et à investir dans l’isolation mécanique. Il
y a bien sûr les évaluations de Save Energy Now de
l’ITP, qui permettent d’étudier les améliorations à l’isolation
pour le chauffage industriel et à vapeur. Le National Institute
of Building Sciences a un guide de conception pour l’isolation
mécanique qui contient plusieurs calculatrices en ligne gratuites
(http://www.wbdg.org/design/midg.php).
La North American Insulation Manufacturers Association offre un
logiciel à télécharger gratuitement, le 3E
Plus, à l’adresse http://www.pipeinsulation.org,
logiciel qui simplifie le calcul de l’épaisseur de
l’isolant. Il peut aussi calculer le nombre de BTUs épargnés,
le coût de réduction, les possibilités de rendement
du capital investi et la diminution des émissions de gaz
comme l’oxyde d'azote et le dioxyde de carbone. Enfin, il
permet, pour un projet donné, de comparer les avantages de
moderniser un système en place ou de le remplacer.
D’autres ressources deviendront plus facilement
disponibles quand l’isolation mécanique sera mieux
connue. Il y a des avantages réels à excéder
la norme 90.1 de l’ASHRAE (American Society of Heating, Refrigerating
and Air Conditioning Engineers). Cette norme, qui concerne l’isolation
dans les constructions autres que les bâtiments résidentiels
bas, constitue l’une des normes énergétiques
les plus reconnues dans le monde. L’ASHRAE envisage maintenant
de revoir à la hausse ses standards d’isolation pour
la prochaine mise à jour de la norme. Espérant obtenir
un financement du Congrès américain, la NIA et l’International
Association of Heat and Frost Insulators and Allied Workers collaborent
au lancement d’une campagne nationale d’éducation
et de sensibilisation pour promouvoir l’isolation mécanique
comme une option rentable d’économie d’énergie
pour l’industrie. L’ITP en est actuellement à effectuer
la définition initiale de la portée des travaux pour
ce programme, pour lequel seront produits des webinaires (certains éventuellement
présentés par l’ITP), des vidéos et d’autres
outils de marketing pour mieux faire connaître les avantages
de l’isolation mécanique.
« L’isolation mécanique est
un des secrets les mieux gardés en matière d’efficacité énergétique,
et nous devons en faire la méthode qui vient en premier à l’esprit
des gens qui souhaitent économiser de l’argent. Outre
les économies d’énergie qu’elle entraîne,
elle réduit les émissions de gaz à effet de
serre et allonge la durée de vie de l’équipement.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes; nous n’avons
qu’à nous assurer qu’ils soient entendus, » explique
Glenn Frye, président de la NIA.
Pour plus de renseignements, visitez le www.insulation.org.
La National
Trade Contractors Coalition fait pression
en faveur d’un texte de loi sur le paiement rapide
PATRICIA WILLIAMS
Rédacteur
La National Trade Contractors Coalition of Canada
(NTCCC) est « rassurée » par la réponse
de la classe politique que cela soit à Queen’s Park
ou à Ottawa relativement à sa campagne pour la promulgation
d’une loi sur le paiement rapide.
La coalition réunissant neuf associations
nationales de métiers de la construction prépare un
projet de loi sur le paiement rapide pour être examiné par
le gouvernement de l’Ontario à la suite des réunions
fin avril de la Législature.
À Ottawa, on a proposé des modifications à la
réglementation des marchés publics au fédéral
pour inclure des dispositions pour le paiement des entrepreneurs
spécialisés. Actuellement, la disposition sur le paiement
s’occupe seulement des rapports entre le gouvernement et l’entrepreneur
général.
Le mois dernier, la coalition s’est associée
avec le Département des métiers de la construction
pour rencontrer sur la Colline des douzaines de membres du Parlement
et des membres du Cabinet.
Le porte-parole du NTCCC, Richard McKeagan a déclaré que
la coalition est encouragée par le fait « qu’il
existe en Ontario un intérêt de la part des député(e)s
provinciaux et d’un nombre important de hauts responsables
qui souhaitent travailler avec l’industrie pour arriver à adopter
un texte de loi sur le paiement rapide. »
« Du coté du fédéral,
il a été également encourageant de constater
que beaucoup de personnes de la classe politique que nous avons
rencontrées, étaient d’accord sur l’idée
qu’un paiement rapide pour l’ensemble de l’industrie était
très important et qu’elles soutiendraient des modifications à la
réglementation pour faciliter un paiement rapide des entrepreneurs
spécialisés. »
Le paiement rapide est l’une des questions
les plus importantes à laquelle les entrepreneurs spécialisés
doivent faire face.
D’après les observations de la coalition,
un entrepreneur spécialisé doit dans le cours normal
de son activité supporter des dépenses considérables à l’avance,
qui ont « un effet indéniable» sur tous les aspects
de son entreprise quand le paiement est retardé.
« Manifestement, le statu quo ne marche pas
en ce qui touche le paiement. »
Bob Blakely, directeur des affaires canadiennes
au Département des métiers de la construction à Ottawa
a déclaré que son organisation appuie l’idée
du paiement rapide en plus d’un processus de pré-qualification
de l’entrepreneur « juste et approprié » ainsi
que l’interdiction du marchandage de soumission.
« C’est plutôt dur de faire marcher
une entreprise quand quelqu’un attend plus de 120 jours pour
payer » a déclaré Blakely, dont le bureau est
un groupe de coordination pour 14 syndicats AFL-CIO affiliés
au Canada.
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